J’aime pas ça !

Non, je n’aime pas certains jours de l’année dont le 26 décembre, le 2 janvier, les 7 ou 8 janvier, le lundi de Pâques, le lendemain de l’Action de Grâces, celui de la Fête du Travail. Disons-le tout net, je n’aime pas les fins de vacances, surtout quand c’est la rentrée scolaire – ce dont je vous ai déjà parlé dans l’histoire de mon vieux sac d’école – et j’aime encore moins les lendemains de fête. Ce matin, après le départ de la dernière invitée, la maison comme chacun de ces lendemains, nous semblait trop tranquille, trop silencieuse, trop froide, comme après le passage d’un ouragan. Ici et là, on retrouve des objets qui ne sont pas à leur place, par exemple, j’ai découvert des petits bonhommes, qui viennent sûrement d’une autre planète, deux avions et deux chars d’assaut derrière les coussins du divan! De plus, particularité du lundi de Pâques, dans les endroits les plus incongrus, des papiers colorés, roulés en petites boules témoignent qu’on a dégusté   plusieurs cocos en chocolat et qu’on n’avait vraiment pas le temps de jeter les emballages à la poubelle! Trois petits gars, dont le plus jeune n’a pas encore 5 ans et les deux autres, âgés de 7 ans, ça fait du monde très occupé! Ça court d’un étage à l’autre et dans tous les sens; ils sont tellement affairés! Ils ont fait une cabane avec des couvertures, au milieu du salon; un peu plus tard, ils ont changé de programme et ont décidé de se déguiser… tout ça avec des pauses pour piger quelques cocos, car tout ce brouhaha, ça creuse l’appétit! Et les « grands enfants », entre 12 et 22 ans, qui meublaient l’après-souper de leurs conversations profondes et comiques en même temps… tous téléphones fermés! Après le ramassage et la vaisselle faite, les parents, mononcles, matantes et grands-parents sont venus élargir le cercle et ont continué à jaser et à rire, de tout, de rien, juste pour le plaisir d’être ensemble! Des moments de grâce, qu’on devrait enregistrer comme un film, pour se les repasser dans les moments où le vide prend trop de place.

Autre problème, qui je le sais, n’en est pas vraiment un; comme disait ma mère, « Remerciez le ciel d’avoir autant de bonnes choses à manger, y plein de monde qui seraient si heureux d’en avoir même seulement la moitié! »  Oui maman, je ne dis plus rien… mais quand même, le frigo est plein de restes, qui étaient délicieux hier, mais qui ne nous tentent vraiment pas aujourd’hui. Passe encore pour le jambon pascal qui se marie avec plein d’autres accompagnements. Les salades, ça ne se conserve pas longtemps, les entrées ne sont bonnes que pour la sortie!  Les délicieuses tartes au sirop d’érable faites par mon cuisinier préféré vont devoir durer encore quelques jours; c’est le genre d’orgie sucrée qu’on ne peut se permettre qu’avec modération! Hier, nous étions 17! Seulement 17, car voyez-vous, ça peut parfois aller jusqu’à 19 et c’est rien ça, mes grandes petites-filles ne nous ont pas encore présenté de « prétendant attitré »!

Cette année, nous avions deux événements en un :  Pâques étant le 1er jour d’avril, c’était aussi le jour du Poisson d’avril!  Il semblerait que cette coïncidence est très rare. Depuis 1879, les années où la fête de Pâques tombait le 1er avril sont, selon mes recherches : 1879, 1888, 1923, 1934, 1945, 1956, et cette année, 2018.  La prochaine fois, ce sera le 1er avril 2029! Ça ne change pas le monde, mais c’est une chose à inscrire à notre agenda : « Hier nous fêtions Pâques en même temps que le Poisson d’avril! » Pour les petits, c’était une occasion de plus de s’amuser et j’ai vu quelques petits poissons découpés à la hâte dans un bout de papier, lesquels décoraient des dos d’adultes, qui, comme il se doit, ne s’étaient aperçu de rien!

Ma fête de Pâques a commencé comme d’habitude par la messe que nous avons chantée avec ardeur et bonheur; ils sont tellement beaux les cantiques qui glorifient le Christ Ressuscité! Plus que toutes les belles et bonnes traditions pascales, il est important de mentionner que Pâques, pour les croyants, est la plus grande fête de l’année liturgique.  C’est pourquoi, tous les dimanches qui vont suivre jusqu’à l’Ascension, quarante jours plus tard, la liturgie nous fera revivre la belle histoire de tous ceux et celles qui ont rencontré er reconnu Jésus après sa résurrection. Cela devrait éclairer quelque peu ces monotones « jours d’après » que je n’aime pas!

© Madeleine Genest Bouillé, 2 avril 2018

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