Un bracelet de coquillages…

photos jacmado 080806 234J’ai un bracelet fait de coquillages, collés sur des plaques de bois. C’est un bijou sans prétention, mais je l’aime beaucoup. Il me rappelle un voyage en Estrie avec mon petit frère Roger et son épouse Diane en 2010. J’avais acheté ce bijou au Marché de la gare de Sherbrooke. Il faut dire qu’en voyage, Diane et moi aimions particulièrement faire le tour des étalages de « souvenirs ». Je me souviens qu’au cours de ce périple dans les Cantons de l’Est, on avait fait presqu’autant de « millage » que lorsqu’on descend dans le Bas du Fleuve. C’est qu’il y en a des choses à voir! Des vieux moulins, des vignobles, des boutiques d’antiquités et plein d’autres endroits tous plus attirants les uns que les autres, sans oublier les arrêts gourmands, tels, celui « obligé » à la Crémerie Coaticook! Pour en revenir à mon bracelet, je le porte quand vient l’été, tout comme les autres bijoux achetés au cours de nos voyages en Gaspésie ou ailleurs, voyages que nous avons souvent faits ensemble.

Comme on dit, « on s’adonnait » bien pour voyager. On se rencontrait à l’avance pour consulter le Guide touristique de la région que nous désirions découvrir ou revoir. On choisissait les endroits où nous devions  passer la nuit, on ciblait les lieux à visiter; on faisait aussi une liste des choses à apporter. Quand on devait passer quelques jours au même endroit, on réservait un petit chalet avec cuisinette, où l’on pouvait faire notre déjeuner et, à l’occasion, cuisiner un souper avec des produits locaux. En prévision de ces agapes de vacances, Diane préparait consciencieusement les accessoires nécessaires; pour ce faire, elle avait une liste, longue comme d’ici à demain! Il y avait tout là-dessus, sans oublier surtout ses petites salières de voyage. Ah! Les petites salières! Je crois qu’elles l’ont suivie partout où elle est allée. C’est justement au cours d’un de nos derniers voyages que Diane a lancé l’idée que j’écrive l’histoire de nos voyages, mais racontée par les petites salières. Il y a de cela quatre ou cinq ans et, pardon Diane, je ne l’ai pas encore fait!

Vacances 2012 139On a sillonné les routes du Québec ensemble à plusieurs reprises, peut-être une quinzaine de fois. La Gaspésie, nous en avons fait le tour ensemble à l’endroit et à l’envers huit fois! Il y avait des incontournables : la visite des Jardins de Métis, un arrêt dans le petit village de Métis-sur-Mer,  pour faire une promenade à pied le long de la rue qui longe le fleuve, afin d’admirer les belles maisons d’été des écossais. On avait nos haltes routières préférées : celle du Bic, celle de Cap-Chat, où l’on découvre la forêt d’éoliennes, et la dernière, quand on fait le voyage à l’aller par le côté nord, celle de St-Maurice de l’Échourie. Nous faisions des pauses aussi à Mont Saint-Pierre, au phare de Cap-des-Rosiers, et quelquefois  tout simplement sur le bas-côté de la route, quand elle longe le bord de mer et qu’on disait : « Enfin! On est en Gaspésie… Ah! Que les vagues sont belles! »

2011-08-21 377Nous avons quelquefois fait l’aller en passant par la Vallée et sinon, c’était au retour. Mais que ce soit l’une ou l’autre option, nous arrêtions toujours à la halte du Lac Matapédia, où on en profitait pour se tremper les pieds. Pour varier, quelquefois, nous sommes revenus par la route du Parc de la Gaspésie; une belle route qui serpente entre d’imposantes montagnes, dont certaines, même en août, gardent un petit chapeau de neige. Une belle route quand même, empruntée surtout par les camionneurs. On y entre à New-Richmond et on en sort à Ste-Anne-des-Monts, où il convient d’arrêter dîner à la Poissonnerie du Quai, pour nous remettre de nos émotions! Sur le chemin du retour, il y avait là aussi un arrêt, quasi obligatoire : la boutique « M’sieu l’Agate » à Ste-Flavie. J’ai plusieurs petits souvenirs qui proviennent de cet endroit. À chaque arrêt, on y achetait aussi un pot d’herbes salées du bas du fleuve… Elles étaient sûrement meilleures, achetées en Gaspésie!

photos jacmado 270809 266Mais que ce soit par le nord ou par le sud, le tour de la Gaspésie nous mène à Percé. Et que voit-on tout à coup? Le Rocher Percé! Qu’on l’aborde par la route du Pic de l’Aurore ou par la Côte Surprise, c’est toujours un choc! Après tant de voyages dans cette région unique du Québec, je vous le confirme, on ne reste jamais indifférent à ce paysage  incomparable. Nous y voilà donc! On retrouve le petit chalet qu’on a réservé et on se repose d’abord un brin. Si la journée est encore jeune, que faisons-nous? Les hommes s’attardent un peu, tandis que nous commençons notre tournée des boutiques de souvenirs!  On convient de se rencontrer pas loin du quai, et on revient par la promenade (laquelle est maintenant pas mal amochée d’après ce que j’en sais). Avec quelle ardeur, Diane et moi, faisions la tournée des magasins! On achetait quelques petites choses ici et là : des bibelots en coquillages, des agates, en pendentif ou en bracelet; on ne va pas en Gaspésie sans revenir avec des agates! Ce voyage est devenu comme une sorte de pèlerinage. Parmi nos sites préférés, il y avait la visite de la grotte où depuis je ne sais combien d’années, deux statues, La Vierge Marie et Bernadette Soubirous, se font face. Dans ce lieu, le silence n’est brisé que par le bruit de l’eau qui tombe de très haut dans  un large bassin où les gens laissent tomber des sous… pour obtenir des faveurs? Je ne sais… Mais cet endroit est fascinant!

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Il faudrait  bien que j’en revienne, me direz-vous! Bon, d’accord, me voici chez moi. Et tenez, le bateau en bois dans le coin au-dessus de la télévision, c’est un souvenir de notre premier voyage en Gaspésie avec Diane et Roger, en 1971. À l’époque, il y avait encore des enfants qui vendaient ces petits bateaux sur le bord de la route. Je regarde l’heure sur mon horloge avec une bordure de coquillages; c’est pourtant vrai, nous étions ensemble quand je l’ai choisie à Percé.  Et cette petite goélette en bois, achetée à Saint-Joseph-de-la-Rive… ça, c’était lors de notre voyage en 2004. Vers la fin de l’été, je vais changer mon carillon dans l’entrée, je vais suspendre celui où il y a une outarde qui a toujours l’air de vouloir s’envoler! J’avais acheté ce carillon à Knowlton, lors du voyage en Estrie de 2010…  Et bien sûr, mon bracelet de coquillages est là lui aussi pour me remémorer tous ces voyages de quatre, cinq ou six jours avec Diane et Roger.

Diane est partie pour un plus grand voyage; cette fois, elle voyage seule… Je ne peux que lui souhaiter d’y trouver le repos, la paix!

© Madeleine Genest Bouillé, 6 juillet 2016

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